Propositions et tractations : 2ème partie
Posté le 01.04.2008 par jacquesforte
« Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort »
J’apprécie tout particulièrement cette citation d’un humaniste, citation qui prend une dimension toute particulière au regard des évènements.
Pour mémoire, nous avions très clairement dit, et ceci dès l’entame de la campagne, que dans l’hypothèse ou nous arriverions derrière la liste de Mr PECASTAING, nous nous retirerions sans conditions et appellerions à voter pour lui.
L’intérêt collectif primant sur les intérêts particuliers il n’était pas envisageable de provoquer une alternance politique qui soit le corollaire d’une lutte fratricide.
En conséquence je laisse le lecteur juger les éléments suivants :
Le soir du 09 mars, jour du 1er tour, dès les résultats connus, j’ai appelé Mr PECASTAING pour lui témoigner ma sympathie et lui dire que je comprenais sa déception. Sa réponse fut claire :
« je me désisterai sans condition ».
Le lendemain, je le contacte pour lui proposer une rencontre afin de rédiger un communiqué commun.Sa réponse est non moins claire :
« J’ai rendez-vous avec mes colistiers, on se verra cet après-midi ».
A
13h20, Mr PECASTAING me contacte pour une rencontre à
« 13h30 » !!! Il précise alors venir avec cinq personnes. Rendez vous est pris pour 13h45 en mairie. Effectivement messieurs DARRIERE, GARCIA, GACHET, RODIERE et LARTIGAU l’accompagnent.
Mesdames LABADIE, de LAPORTERIE et messieurs SALLES et CHAHINE ont eu le temps de me rejoindre.
Avant tout dialogue préalable, Mr PECASTAING me demande si nous pouvons fusionner nos listes sans préciser combien ni quelles de personnes il souhaite intégrer.
Je suis surpris par rapport à sa déclaration du 09 mars, en outre j’estime que cela s’avère difficile compte tenu de ce qui s’est dit sur nous pendant la campagne. Cette démarche n’admettant pas d’improvisation, je me positionne contre.
Mes interlocuteurs abandonnent immédiatement l’idée.
En revanche intégrer une partie de leur programme me paraît raisonnable et techniquement réalisable et je le propose. Mr GARCIA se lève alors en pointant sur moi un doigt accusateur et me demande : " si oui ou non je vais retirer le projet NEXITY?".
Il n’était plus question de bilans, de projets, ni de stade…il s’agissait uniquement d’interdire la venue d’un investisseur, venue conditionnée et nous nous y étions engagés, à un référendum.
Pourquoi cette fixation sur un projet économique Dacquois encore non acté ??
A l’issue de longues discussions, nous décidons d’un commun accord de rendre compte de ces entretiens à nos colistiers. Nous nous séparons en convenant de ne pas communiquer avec la presse avant une nouvelle rencontre prévue le lendemain matin.
A 17h00, Sud Ouest et France Bleue Gascogne me contactent pour connaître mes commentaires sur le communiqué que vient de délivrer Mr PECASTAING !
Je souhaite que le téléphone de Mr PECASTAING soit de nouveau en fonction, car en effet il n’était pas joignable le mardi matin comme convenu.
Clôture des discussions.
Quels étaient donc les objectifs ? à court terme seuls les résultats sont connus.
Jacques FORTE
:: Poster un commentaire
:: Les commentaires des internautes
Fusion
Posté par
pierre le 01.04.2008
C est vrai qu une alliance aurait pu tout simplifier.Un mix des 2 projets avec divers avis, tous unis pour le futur de notre ville aurait change la donne le jour du 2eme tour.Dans mon dernier commentaire j ai un peu trop appuye sur les mots, je tiens de suite a excuser si j ai touche quelqu un.Je croyais seulement qu une fusion aurait ete envisage et possible juste apres l annnonce du resultat au premier tour, je pense seulement que Mr Forte et son equipe aurait simplement appelle a vote Mr Pecastaing si celui ci se serait trouve au 2 eme tour.
Merci
Pierre Mares
La conscience
Posté par
Tardits Jean Claude le 02.04.2008
C'est vrai qu'annoncer avant la campagne et le confirmer après le premier tour dès l'instant où on est le battu de la primaire à droite que l'on se désiste pour le candidat restant de droite était la condition sine qua non d'éviter l'alternance politique.
Jacques, tu avais eu l'éthique de l'annoncer et ce ne fut pas le cas de tes adversaires(battus) à l'issue de cette primaire.
On en connait maintenant les conséquences et je ne peux m'empêcher de penser que, qu'ils aient agis en connaissance de cause ou manipulés par d'autres,ils auront à faire face à leur conscience pour affronter ce résultat.
Ainsi leur dédier une version adaptée d'un poème de Victor Hugo me semble être d'actualité.
La conscience
Lorsque avec ses colistiers inquiets pour leur tête,
Echevelé et livide après la tempête,
Alain se fut enfui de devant les Dacquois,
Comme le soir tombait, l’homme arriva pantois,
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses pairs hors d’haleine
Lui dirent : « couchons nous sur la terre, et dormons. »
Alain ne dormant pas songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
« Je suis trop près, » dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses pairs dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil : il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons nous, dit il, car cet asile est sûr.
Restons y .Car nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
L’œil à la même place au fond de l’horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson,
Et déclara : « cet œil me regarde toujours ! »
Yannick dit : il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d’elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle.
On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer .
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit Alain au centre en une tour de pierre :
L’œil a-t-il disparu ? lui demanda Rodière .
Et Alain répondit : « Non il est toujours là. »
Alors il dit : « je veux aller vivre au delà. »
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Alain dit : « C’est bien !»
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre ;
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Alain.
Lien vers mon blog