Jacques Forté
Publié le 23/08/2009 à 19:45 par jacquesforte
Jean Marc
Les écrits du Chioulayre ne sont pas « langue de bois », ayant pris conscience que notre feria prenait une ampleur non maîtrisable, la communication autour des fêtes avait été réduite en 2007.
Une réflexion avait été engagée sur la conduite à tenir pour recentrer ces fêtes sur ses traditions et juguler les comportements déviants.
Il apparaît que les logiques soient inversées...
Jacques Forté
Publié le 21/06/2009 à 21:39 par jacquesforte
Non Jules, il est vrai que c’était un grand projet mais ça n’est pas Atlantisud.
Il y a deux différences importantes, la première c’est l’esthétique incontestable de la « Porte des Arènes ».
La seconde, et non des moindres, c’est que notre projet n’était pas financé par les contribuables et qu’au contraire les taxes qu’il aurait rapportées auraient, comme le Casino pour les Berges, payé le nouveau stade.
Jacques Forté
Publié le 17/06/2009 à 23:01 par jacquesforte
Chère madame, mademoiselle,
Suite à un article sur ce Blog de notre ami Chioulayre illustré par une image de synthèse vous m’avez interpellé pour connaître son origine. Cette image est celle de la « Porte des Arènes ».
Comme celle ci dessus elle faisait partie du projet commercial et ludique « La porte des Arènes » dont le groupe Nexity aurait assuré l’ensemble du financement et du lancement. C’était un concept tout à fait novateur dans notre région, un concept que Nexity a réalisé avec succès ailleurs et qui aurait donné à Dax une attractivité commerciale très forte.
La Porte des Arènes aurait été rattachée au centre ville par des passerelles, des navettes et des attractions.
Je rappelle que monsieur Ponteins et les commerçants, ainsi que les commissions du sport, des associations et de l'environnement avaient planché sur ce projet et qu'ils l'avaient TOUS validé.
L’objectif était de concevoir pour la ville de Dax un outil économique pérenne , créateur d’emplois , en cohésion avec l’environnement existant.
Il devait permettre, de par sa capacité opérationnelle, de supporter une charge financière suffisante pour construire, en un autre lieu, un stade de rugby moderne de 8000 places assises.
Probablement qu’en mars 2008 cette « rencontre avec le futur » a effrayé une majorité de nos concitoyens.
Jacques Forté
Publié le 18/03/2009 à 12:00 par jacquesforte
J’ai lu le quotidien local du lundi 17 mars et j’y ai retrouvé un Gabriel Bellocq égal à lui-même, égal à celui que j’avais devant moi quand il était dans l’Opposition. Il n’a pas évolué, il emploie toujours les mêmes méthodes pour masquer les mêmes carences.
Il masque son incompétence en parlant de la dette pourtant il ne se résout pas à montrer cet audit dont il attendait tant, parce ce rapport ne corrobore pas ses allégations.
Il emploie, comme avant, l’injure et les sous-entendus pour masquer son manque d’argument. L’injure envers l’ancienne municipalité, envers l’ancien maire qu’il traite de menteur ( rassurons-nous c’est gratuit, ça ne sera pas prétexte à une autre augmentation des impôts ), l’injure envers les dacquois qu’il instrumentalise par ses traits de dérision.
C’est regrettable et si peu digne envers ses administrés.
Jacques Forté
Publié le 17/03/2009 à 12:00 par jacquesforte
Un sujet en particulier me tient à coeur et dont nous n'avons pas parlé pendant l'interview de Sud Ouest du 12 mars dernier, peut-être parcque je n'ai pas oublié ce que "moyens modestes" veut dire:
Monsieur Bellocq a estimé que les dépenses de personnel étaient trop lourdes. Il a bien tenté d’en faire endosser la paternité à son Directeur Général de Services fraîchement arrivé mais chacun sait que le processus est tout bonnement impossible.
Je rappelle que le plus gros de nos efforts en matière de dépenses de personnel ont porté sur les catégories C, les agents d’exécution.
Or, aujourd’hui, tout le processus de reclassement du personnel d’exécution est bloqué.
Le budget 2009 du personnel inclut la revalorisation du point d’indice et le glissement vieillesse avec les avancements de grade, mais il n’y a plus de crédits pour les personnels les plus défavorisés.
Par contre, comme je l’ai entendu de certains employés, il semble bien que la rémunération de certains contractuels soit presque une offense au personnel en place.
Jacques Forté
Publié le 15/03/2009 à 12:00 par jacquesforte
Pour rester sur le bilan. En disant la cité du cheval, c’est important : vous aviez un contact, un groupe hôtelier, il y avait quelque chose derrière ? c’était un réel projet ?
Bien sûr. Non, mais, tous les projets, TOUS les projets ! vous entendez bien, vous reprendrez mon bulletin de campagne, TOUS les projets ça n’était pas des visions. C’était prêt, j’avais des contacts, chaque fois tout était prêt pour être réalisé.
Et les financements ?
Et les financements ! bien sûr, je suis un pragmatique !. J’aime bien quand je promets, réaliser ensuite. D’ailleurs tout ce que j’avais promis dans les campagnes précédentes je l’ai réalisé.
Juste pour revenir sur ce point là, malgré tout vous n’avez pas convaincu
Non ! C’est que je n’ai pas été bon pour convaincre. Point ! il ne faut pas chercher plus loin.
Un mot, ce que je vous disais tout à l’heure, quand je vous écoute. Je vous retrouve, c’est sans surprise, mais quelque part vous avez une proximité avec Edmond Caubraque ? il emploie des expressions qui vous ressemblent ou l’inverse je ne sais pas, mais est-ce que vous avez ..enfin vous m’avez dit je suis pas dans l’Opposition mais néanmoins qu’elles sont vos relations avec l’Opposition municipale?
Mais excellentes !. Je vous parlais de voyage, l’autre jour on a fait un voyage tous ensemble dans le Sud de l’Espagne ! (rire) excellentes ! il n’y a pas de problème !
Précisément est-ce que vous les conseillez ?
Non ! non ! quelquefois ils me demandent des renseignements. Hein ! sur des dossiers qu’ils n’ont pas suivi ou autre , c’est tout. Mais non !
D’accord.
Ça n’est pas mon rôle.
Votre rôle c’est quoi ?
Mon rôle, c’est de juger. Mais je n’ai pas si vous voulez à m’exprimer puisque les dacquois ont fait un choix. Et je ne veux pas qu’on croit que je ne respecte pas ce choix. C’est normal ça. C’est une question de démocratie.
Mais vous pourriez vous exprimer en privé ou
Mais en privé bien sûr, c’est normal.
Mais, ne le prenez pas mal, mais un rôle d’éminence grise
Non ! oh les gens en rajoutent beaucoup vous savez . non ! non !
Qu’est ce que vous dites à vos électeurs aujourd’hui, si vous avez un message à leur faire passer ? ils ont été 43%
4200, oui !
Est-ce que vous leur dites quelque chose aujourd’hui, un an après ? ou pas ? je ne sais pas
Non, je n’ai rien de particulier à dire, sinon qu’ils avaient voté pour un projet qui n’a pas été élu, voilà c’est tout.
L’avenir vous intéresse. Je pense que l’avenir de la Droite dacquoise doit vous intéresser.
On n’est pas là pour parler, je vous le dis, ni du passé ni de mon avenir mais du bilan d’un an de gestion municipale par les socialo-communistes. Il faut être clair
Tout le monde connaît votre engagement libéral, vous avez toujours défini la Gauche comme des socialo-communistes puisque c’est une alliance qui est réelle effectivement,
Il y en a qui prennent ça comme une insulte, mais c’est quand même la réalité !
Non, mais ce que je voulais dire c’est que aujourd’hui la Droite dacquoise il ya ceux qui vous soutiennent, il y a ceux de Pécastaing, il y a le Modem, il y a beaucoup de monde. Tout le monde s’accorde à dire qu’il travaille dans son coin, et ma question c’est : est-ce que vous pensez que vous pouvez jouer le rôle de fédérateur, est-ce que vous pouvez être à la base d’une réflexion commune ? en avez-vous l’envie ?
Personne ne me l’a jamais demandé,
Et est-ce que vous êtes demandeur ?
Non. Vous savez j’ai ma vie, j’ai 4 laboratoires, j’ai 2 chantiers en plus, j’ai des petits enfants,
Est-ce que ça veut dire que vous êtes sorti d’une vie politique, est-ce que ça veut dire que cet avenir là, les prochaines échéances de .. , les prochaines municipales est-ce qu’elles vous intéressent ?
Mais nous n’allez pas me parler des prochaines municipales alors qu’on en est encore à 5 ans ! alors vous n’aviez pas de vision d’avenir avec mon projet et vous auriez des visions d’avenir politique ?! allons, il faut être réaliste !
Au moins politiquement, vous êtes Conseiller Régional, les élections approchent
Oui tout à fait en 2010
Est-ce que vous serez candidat ?
Écoutez pour l’instant on travaille, on va avoir encore une formation dans peu de temps. On se réunit souvent, on verra d’ici là, hein ! Le chef de liste on sait qui c’est, c’est Xavier Darcos, qui est un excellent ami et un excellent ministre.
Donc pour les régionales pas de décision particulière
Non pas encore, non.
Mais je reviens quand même sur la Droite, vos amis quelque part
Tout à fait
Est-ce que vous êtes sensible à ce qui se passe aujourd’hui ? est-ce que vous souhaitez qu’il y ait une réconciliation entre les 2 listes ? ça n’a pas pu se faire. Est-ce que aujourd’hui, on est obligé de vous poser cette question, est-ce que vous aspirez à ce qu’il y ait un renouveau ? ou
Il faut qu’il y ait , il faut qu’il y ait une réunion mais sans renier ses convictions. Voilà, je crois que c’est important, enfin pour moi, parce que c’est mon caractère. Moi je n’ai jamais renié mes convictions, jamais, quelles qu’elles soient. On peut se réunir, mais jamais renier ses convictions. C’est important si on veut que ce soit solide après.
C’est un vœu que vous faites ou c’est un constat ?
C’est un vœu
D’accord. Une petite question annexe mais je pense qu’elle est importante : est-ce que vous avez été touché par les démissions de Pascal Dages, Junqua Lamarque, Gayon, ..etc qui ont tous démissionné en bloc, là avec votre départ ?
J’ai été très touché
Ça a été, en tout cas c’est comme ça qu’on l’a écrit et c’étaient leurs propos, ça a été un acte de fidélité
Tout à fait. Et je peux vous dire que peu de temps après, d’ailleurs vous en aviez parlé dans votre journal, il y avait une réunion à Madrid où j’étais invité à titre PERSONNEL je le redis par l’Ambassadeur de France où il y avait beaucoup de monde, je connaissais tout le monde, c’étaient tous des amis, il y avait tous les matadors, il y avait Poncé, ils étaient tous là, il y avait tous les éleveurs et beaucoup sont venus nous voir, à Jean Pierre et à moi, et les espagnols étaient très fiers de cette action de démission solidaire.
Ça vous a touché ?
Oui !
Vous avez compris ? parce que ça pouvait très bien aussi être mal perçu, disant ils lâchent la baraque, après moi le déluge
Perçu ?! la perception des autres ça n’est pas mon problème, la mienne c’était que j’étais très touché.
On vous a aperçu aux corridas qui ont suivi, on vous reverra j’imagine cet été ?
Et alors ? évidemment. Je ne vois pas pourquoi vous ne me reverriez plus à Dax (rire). Ça on me voit tous les jours dans la rue, au labo, partout hein il n’y a pas de problème !
Qu’est ce que vous aimeriez que les dacquois retiennent de vous ? en tant que maire ?
Un maire bâtisseur
Avec un projet, est-ce que c’est les Berges de l’Adour qui vous tiennent le plus à cœur, est-ce que c’est .. ?
Non, c’est l’ensemble. C’est cela il ne faut pas regarder chaque petit projet, c’est pour cela je vous dit que c’est quelque chose de global une ville. Une agglomération c’est quelque chose de global, donc c’est pour cela que le projet qu’on avait là c’était quelque chose de global pour toute l’agglo.
Donc vous aimeriez qu’on retienne quoi, l’image du bâtisseur ?
Oui. Oui !
Qu’est-ce qui l’incarne le mieux ? je reviens un peu sur le détail mais,
L’ensemble,
Ça va de la station d’épuration
Voilà, aux Berges de l’Adour en passant par les voiries, en passant par les places, en passant par l’embellissement avec les fontaines, …il y a des tas de choses
Deux dernières questions. Si c’était à refaire est-ce que vous changeriez quelque chose ou pas ?
Je ne sais pas. Sincèrement je ne sais pas.
Bon, on finit par la question qui fâche.
Oui. Oui, je pourrai vous en poser une question qui fâche ?
Sans problème. Le blog. Alors pendant la campagne vous avez ouvert ce blog,
Tout à fait
Qui était un blog de campagne, un an après il est toujours actif,
Oui
On peut y lire beaucoup de choses, parfois très agressives. Et à la limite, j’ai même vu un commentaire où vous avez été obligé de vous exprimer, je pense aux critiques faites par un ..enfin il avait été dit la récupération politique en hommage à Philippe Poumayou aux arènes
Oui
Des choses comme ça qui ont été écrites
Oui, mais c’est le but d’un blog, hein !
Je vous pose la question : aujourd’hui, ce blog c’est quoi pour vous ?
Une source d’informations. Et puis ça me permets aussi d’avoir un sondage d’opinions. Il y a des choses intéressantes qui sont dites dessus et des visions différentes de celles que je peux avoir.
…
Pour en revenir à votre blog, il y a une confusion avec ce « posté par Jacques Forté »
Non ! non ! quand je fais un article je le signe, comme d’autres signent leurs écrits. Mais le « posté par Jacques Forté » n’a pas de signification d’auteur.
Je trouve que cela peut desservir effectivement la vision que l’on a. Donc on finit sur la question : à quoi sert-il aujourd’hui ?
Une source d’informations, une étude de la chose publique. Cela permet de dialoguer. S’il y a un truc qui m’agresse, je peux répondre, ça m’est arrivé. Voilà, c’est normal, c’est le but d’un blog.
Ça peut être aussi une arme politique en vue de combats futurs
Ça peut l’être
FIN de l’interview
Dans le prochain article vous trouverez ce que je n’ai pas eu le temps de dire lors de l’interview concernant ce que je pense d’un an de gestion socialo-communiste.
Jacques Forté
Publié le 15/03/2009 à 12:00 par jacquesforte
L’ interview in extenso
Sur le bilan de Bellocq la première année, on en a déjà parlé un peu mais je pense que vous avez d’autres choses à dire. Qu’est-ce qui vous a marqué, frappé, agacé ? comment vous réagissez ?
Non, ce qui m’a marqué c’est le manque d’imagination. Manque d’imagination d’abord parce qu’il n’y a pas de projet. Le seul projet qu’ils ont c’est la continuité de ce qui était entamé. C’est à dire par exemple la voirie, on parle de l’avenue Vincent de Paul. Mais nous avons réalisé 80% de la voirie et l’avenue Vincent de Paul c’est l’autorisation du Conseil Général, c’est une voie départementale. Le Conseil Général qui retardait régulièrement jusqu’au jour où ils le font.
C’est ce qu’avait dit Patrick Pelletier : « en gros quand on demandait au CG, il nous répondait dém..dez-vous ».
Oui, non ça n’était pas tout à fait cela. On trouvait toujours un alibi pour noyer le poisson. Oui. Ou pour retarder, car vous savez les problèmes financiers ça n’est pas toujours facile à régler sur l’instant. Parce que je ne sais pas si vous avez réalisé combien va coûter la restauration de l’avenue Vincent de Paul ? parce que chaque année il y a eu du goudron remis par dessus, ce qui veut dire qu’il va falloir décaisser de 50 cm sur la totalité. Voyez le boulot que ça va être. Mais je vous signale quand même que nous avions déjà les plans et que tout était prêt. On avait consulté les commerçants pour voir comment faire le stationnement pour que cela fonctionne bien pour eux, etc c’était déjà fait cela. Donc c’est une continuité, et puis ce que je trouve dommage c’est qu’ils arrêtent systématiquement tous les projets qui étaient en cours. Alors par exemple, il faut donner des exemples, le parc nautique, ils l’ont arrêté mais on redémarre après. Seule différence qu’il y a entre les deux
Le parc nautique c’était quoi ?
Vous n’avez pas gardé mon programme c’est dommage.
C’était ce qui devait être au lac de l’Estey ?
Non, non, c’est ce qui devait être à côté de l’unité de préparation du péloïde. Il l’ont annulée, tout arrêté. Puis on redémarre sur un projet de parc nautique, à la différence que nous étions partis, nous, sur une participation publique-privée, de façon à ce que ça ne coûte pas d’argent aux Dacquois . Eux, en bons socialistes ça ne les intéresse pas, ce sont les impôts des Dacquois qui vont payer la totalité. Autre projet : l’aménagement de la place de la Chalosse. Ils se sont contentés de faire des peintures au sol, alors que nous y avions un projet en concertation avec les riverains.
Vous vouliez le garder en parc pourtant ?
Non, l’espace vert, le parc, ne représentait qu’une partie de la place,il y avait une partie habitat avec des commerces pour redynamiser le quartier, il y avait un parking souterrain et il y avait la restauration des bâtiments de la rue de l’Épargne qui ne coûtaient pas un sou aux Dacquois. Et en plus on permettait à des ménages à revenus modestes d’accéder à la propriété. Je trouve dommage qu’on ait arrêté pour faire des lignes blanches sur un parking. Ah ! c’est sûr, ça ne coûte pas cher. Alors, moi je regrette un petit peu quand je vois ce qui se passe. J’ai peur qu’ils transforment la ville de Dax en coquille vide parce qu’ils ont donné beaucoup de compétences à la Communauté d’agglo, je ne voudrais pas qu’ils la transforment en jachère économique. Ça , ça m’inquiète un petit peu, j’avoue.
Ce qui m’inquiète aussi c’est de voir qu’ils ne savent pas trouver de l’argent autrement qu’en augmentant les impôts. Regardez, actuellement il y a des choses extraordinaire à faire : vous avez le plan de relance du gouvernement : « 1000 projets ». Dans ces 1000 projets, il y a 5.7 milliards d’euros destinés aux collectivités territoriales pour les port et la culture. Est-ce qu’il y a eu une demande de dossier ? rien ! rien ! Vous avez une aide actuellement importante pour le « plan énergétique ». Plan énergétique et Handicapés, vous savez qu’avant 2015 il va falloir que tous les bâtiments soient aux normes Handicapés, on avait commencé mais pour le plan « énergétique » vous avez des aides fantastiques, je n’ai vu aucune demande dans le budget, je ne vois ça nulle part et sur internet non plus d’ailleurs, quand on va directement à Paris. Rien. Et je trouve ça dommage. Et pour les jeunes, pour les jeunes, vous vous souvenez que j’avais fait une demande pour une école de kiné qui est très demandée par les jeunes
Exact
Qu’est-ce qu’ils ont fait ? moi je vous signale j’ai continué, j’ai continué à travailler pour ma ville, parce que j’aime ma ville quand même, il faut dire qu’actuellement au ministère tous les papiers sont signés, il suffit d’en faire la demande. Tout est prêt. Ils ne font même pas la demande. !
Tout est prêt pour qu’il y ait une école de kiné à Dax ?
Bien sûr ! encore faut-il faire la demande, c’est tout ce qu’ils ont à faire !
Comment vous expliquez cela ?
Par l’incompétence, à mon avis tout simplement.
Vous disiez tout à l’heure l’absence d’imagination ?
Manque d’imagination, c’est tout. C’est cela gérer une ville, si on augmente les impôts c’est facile, tout le monde va savoir faire. Moi j’ai réussi à faire, vous savez combien on investissait par an en moyenne ? 20 millions d’euros. Et quand je repars vous avez la même dette, un petit peu moins même proportionnellement que la dette quand je suis arrivé en 1995. il faut regarder tout ce qui est relatif, c’est comme ça la gestion, quelque chose qui évolue en permanence. Quand on vous dit la dette, ils sont étonnés qu’on la renégocie tous les jours. Quand ce sont des grosses dettes à Paris on renégocie tous les jours, c’est cela la finance, ça n’est pas du tout la comptabilité. Ce sont deux choses différentes.
Vous voyez qu’il y a beaucoup de choses à dire. Il y a des aides actuellement pour la rénovation du patrimoine. Est-ce qu’il y a eu une demande de faite ? aucune. Alors qu’on a du patrimoine à réparer, on a beaucoup de choses à faire sur la ville, c’est normal.
Donc voilà un petit peu tout ce que je voulais vous dire sur le bilan.
Ces travaux sur les Baignots ? parce qu’on ne sait pas trop où ça va en ce moment, il y a la crise de l’immobilier
Comme dans tous les projets de l’immobilier,
Ça a été aussi un bras de fer avec votre opposition de l’époque. Les Baignots, est-ce que c’est toujours une fierté pour vous d’avoir lancé ce projet immobilier ?
Bien sûr, mais il faut essayer de voir comment cela sera quand ce sera terminé. Il va y avoir la restauration du vieux bâtiment des Baignots par un groupe qu’on avait déjà au départ.
Là, vous n’avez pas la sensation d’avoir bradé le patrimoine ?
Pas du tout. Attendez quand vous voyez le prix auquel on l’a vendu. Faites bien les comptes monsieur Desport.
Combien vous l’avez
Je n’ai plus le chiffre en tête mais faites bien les comptes, je peux vous dire que le promoteur monsieur Alday était récemment prêt à partir parce que, me disait-il, « on l’a payé beaucoup, beaucoup trop cher ». Je ne sais pas si vous réalisez qu’ils ont payé tout le parc des Baignots, tout le parc : 3 hectares, qu’ils nous rendent ensuite pour l’euro symbolique ! Je ne sais pas si vous avez réalisé le coût de l’opération pour eux. Mais pour la ville, je peux vous dire que c’était une bonne opération, c’est sûr.
Et puis je regrette aussi, il faut bien le dire qu’ils ne se battent pas davantage pour le thermalisme. Le thermalisme est en train de baisser. Vous savez toutes les villes thermales de France se rendent compte que le thermalisme baisse. Et donc elles trouvent des solutions, autres. Regardez Vichy, c’est l’explosion de Vichy, or il n’y a que 7000 curistes à Vichy, ça n’est rien du tout. Mais ils ont trouvé. Et c’est pour cela que nous avions démarré les Berges de l’Adour, pour faire une ville différente, un petit peu plus luxueuse. Pour pouvoir attirer une autre clientèle et que je voulais faire venir, ce qui a fait beaucoup rire, la Cité du Cheval.
Oui, c’est vrai.
Alors je vais vous dire une chose. Ça fait rire, mais quand vous allez connaître les chiffres, vous allez moins rire.
Je peux vous dire que ça a fait rire
Oui. Savez-vous que l’émir de Dubaï qui devait venir et qui un haras en Angleterre, il en a un petit peu partout. Il était très intéressé, savez-vous que ce sont des chevaux qui valent entre 500 000 et 1 000 000 d’€. quand il déplace un cheval, savez-vous combien cela rapporte ?
Ça rapporte ?
Oui !, à la ville, pour donner des soins ! l’équivalent de 500 curistes. Pour un cheval !
Ce que vous n’avez jamais dit en revanche. En tout cas ce que je ne vous ai jamais entendu dire c’est que vous aviez des contacts.
Bien sûr, mais je peux vous dire que le lundi mon contact parisien m’a appelé pour me dire qu’il laissait tomber . C’est dommage. C’est dommage parce que j’avais un grand groupe hôtelier également qui voulait venir pour y faire un 5 étoiles à côté.
Pourquoi vous ne l’avez pas dit ?
Parce que je crois que vous n’êtes pas venus aux réunions, quoi ! vous n’avez pas voulu entendre ce que je disais.
C’est révélateur ce que vous dites là. D’ailleurs votre concurrent Alain Pécastaing, biologiste comme vous, disait : « on ne va pas remplacer les curistes par des chevaux » ou quelque chose comme ça.
Il y a des gens qui ne regardent pas l’avenir et c’est ce que je regrette. Quand on gère une ville il faut regarder très loin. Moi, le projet d’agglo que j’avais c’était un vrai projet d’AGGLO, sinon on fait du terre à terre, on fait du quotidien, on se contente d’augmenter les impôts
Vous aviez vraiment un contact avec au moins un émir ?
Oui. Et le grand groupe hôtelier qui aurait fait une 5 étoiles entre le golf et la Cité du Cheval aurait pris la succession d’ACCOR en plus.
Les gens n’écoutaient pas. Mais pourquoi les gens n’écoutaient pas ?
Peut-être parce qu’on a mal communiqué tout simplement. Vous savez on communiquait mal parce que moi j’étais habitué à faire des économies, bon je viens d’un milieu modeste, j’ai l’habitude de compter les choses. La communication à la mairie, c’est vrai que j’avais limité les budgets. Je peux vous dire qu’actuellement ça n’est pas le cas. Ils sont démultipliés. (rire) Mais ils sont certainement meilleurs que moi pour ça. Moi ça je ne sais pas faire. De plus c’est vrai que par ma formation, par mon métier on n’est pas habitués à se justifier. Quand on dit les choses c’est qu’on en est sûr, les gens ne nous demandent pas de justification, ils voient le résultat. Je ne sais pas me justifier, et je n’aime pas en plus.
Vous nous disiez tout à l’heure que vous aviez un caractère. Les critiques sont venues là
Si vous n’avez pas de caractère vous allez gérer une équipe vous ? montrez moi comment vous faites. Bien sûr qu’il faut du caractère, sinon vous ne gèrerez jamais une équipe. Si vous laissez partir à Volo chacun de son côté.
Dans la politique aujourd’hui, il y a une part de communication. Vous avez un président, d’ailleurs on pourrait revenir là dessus, j’ai entendu dire que vous aviez rendu votre carte de l’UMP suite à une fermeture ?
Qui vous a dit ça ?
Je l’ai entendu
Ah ! toujours se méfier de ce qu’on entend. Voyez l’histoire de Marie Aphatie ce matin, méfiez-vous de ce que vous entendez
Que je saches je suis toujours à l’UMP, je suis toujours Conseiller Régional.
Vous avez un Président de la République qui est de votre philosophie politique et qui en terme de communication sait ce qui se fait de mieux.
C’est vrai bien sûr. Mais il est avocat. Moi je suis biologiste, je suis un scientifique. Mais c’est vrai que la formation est très importante.
Publié le 14/03/2009 à 12:00 par jacquesforte
suite
On va attaquer avec l’Agglo. C’est vraiment un truc que revient très fréquemment, depuis l’arrivée de Bellocq à la mairie, apparemment les relations entre Dax et le Grand Dax sont apaisées. Alors, vous qui avez eu une histoire compliquée avec
Non ! non ! pas une histoire compliquée. Non ! non, il y a la presse qui a rendu l’histoire compliquée
Bon quel est votre regard sur la situation ?
Mon regard c’est que là aussi, c’est un dossier où le temps me donne raison. Vous avez vu les articles que vous avez écrit sur madame Darrieussecq dans votre journal, vous avez vu le petit encart qu’il y a. Ce petit encart qui dit que madame Darrieussecq demande une meilleure représentativité de la ville centre dans l’agglomération. Je vous signale que c’est mon combat depuis le départ. J’estimais que chaque Dacquois, la voix de chaque Dacquois avait la même valeur que la voix des habitants des petites villes environnantes. C’était mon combat et on se rend compte maintenant que partout c’est le même combat, c’est une question de logique. On n’est pas contre les petites communes environnantes, au contraire. Moi, mon projet de ville c’était un projet d’agglomération. Ca n’a rien à voir, il est évident que l’agglomération c’est l’avenir. Mais c’est l’avenir à condition que cela fonctionne bien. Que ce soit un projet et non pas une politique. A partir du moment où c’est une agglo de politique cela ne marchera pas.
Aujourd’hui vous dites que c’est une agglo de politique
C’était une agglo de politique et il faut qu’elle devienne une agglo de projet et c’est pour cela que je disais qu’il fallait que les Dacquois soient représentés à leur poids normal, celui de leur financement. C’est une question de logique et je constate comme ça que, certains de mes amis qui étaient contre moi dans ce combat, eh bien en définitive ont porté préjudice à leur ville, ni plus ni moins.
Soyez plus précis
Je n’ai pas à être précis vous êtes assez grand pour tout comprendre et interpréter je ne me fais pas d’illusion.
Non. Mais dites moi, Marie Aphatie dit ce matin dans le journal que aujourd’hui c’est tout pour Dax et rien pour les petites communes et que
Je ne sais pas comment c’est aujourd’hui, je ne suis pas trop cette actualité. Mais je vous dis moi ce que je constate. Je constate qu’à Mont de Marsan, brusquement on se rend compte que la ville centre doit avoir un poids supplémentaire. Il n’est pas normal que la ville centre soit minoritaire, puisqu’elle apporte les finances,. Ce que nous faisions à Dax.
Le combat qui était mené depuis l’origine
Tout à fait, bien sûr depuis le départ c’était ça.
Quelque part c’était Dax à Droite contre tout le reste à Gauche ?
Bien oui ! ce qui est un petit peu dommage parce que ça n’était pas cela le but. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer plusieurs fois mais ils n’ont pas voulu entendre. Ils entendaient mais ils ne voulaient pas écouter.
Un de vos amis, Patrick Pelletier, estime que sur l’agglo vous n’avez pas compris l’intérêt ?!
Je vous ai répondu, c’est pour cela que je me battais depuis le début.
Parfait. Alors Gabriel Bellocq estime que c’est la situation financière de la ville, donc l’héritage de votre gestion qui impose la hausse des impôts locaux, en l’occurrence de 17%, depuis votre départ. J’imagine que cela ne peut pas vous laisser insensible.
Non, pas du tout parce que je vous mets au défi, monsieur Desport, de trouver un organisme officiel qui ait la même analyse financière. Je vous mets au défi de le trouver. Ils ont fait faire un audit, un audit qui n’avait que pour but de nous discréditer. Ils l’ont payé avec les deniers des Dacquois, pas les vôtres puisque vous n’habitez pas Dax.
C’est une chance
Mais
Vous savez qu’on m’a demandé si je n’habitais pas Dax quand même
Ah bon. Mais cet audit on attend toujours qu’ils acceptent de le publier. Ils refusent de le publier, alors moi je pense que cela avait pour but d’effrayer les Dacquois et uniquement de pouvoir augmenter les impôts. Or, ils ont augmenté les impôts avec quel investissement en face ? aucun. Et j’aimerais à ce moment là, puisque vous m’y amenez tout seul, j’aimerais qu’on présente l’état de la trésorerie aux Dacquois et à l’Opposition. Parce que je vous rappelle quand même que le but là, c’est quoi ? d’en faire une cagnotte ? c’est socialiste cela, on fait des cagnottes. Mais je vous rappelle quand même que la trésorerie d’une ville, elle est placée à 0%. 0%, autrement dit on enlève du pouvoir d’achat aux Dacquois pour le mettre dans une cagnotte. Eh bien, je ne suis pas d’accord ! Moi pendant 13 ans j’ai réussi à ne pas augmenter les impôts, ce qui veut dire que chaque année, parce que je vous ai lu , on a dit qu’on aurait pu les augmenter de 2 ou 3%. Moi je vais vous dire que tous les jours je suis en contact avec les ménages modestes, de par mon métier, tous les jours, je connais bien puisque j’arrive également d’un milieu modeste. Eh bien je vais vous dire que les gens étaient ravis de ne pas voir leurs impôts augmenter parce que eux cela leur permettait de pouvoir augmenter leur pouvoir d’achat. Chaque année leur pouvoir d’achat augmentait de l’inflation. C’est clair quand vous ne mettez pas d’impôt. Quand vous mettez 17%, il faut dire que cela fait un sacré trou dans le budget d’un ménage modeste. Voilà ce que je voulais dire sur l’augmentation des impôts qui me paraît inadmissible.
Parce que la dette, normalement c’est votre héritage
La dette, je vais vous dire, la dette normalement on la rembourse en 10 ans. Vous avez fait une maison vous ?
Oui
Et alors vous la remboursez en combien d’années ?
Normalement 20 ans
Voyez ! et alors, ça veut dire que vous êtes mauvais ? moi je vais vous dire avec mon entreprise j’ai une dette qui représente 10% de la dette de la ville de Dax. Ça veut dire que je suis en faillite ? cela veut dire simplement que je peux rembourser en 10 ans et que les banques m’ont fait confiance parce qu’elles savent que je vais les rembourser en 10 ans. Dans la gestion il faut avoir une vision de financier pas de comptable. Ce sont deux choses différentes.
Vous dites que sa référence à la dette, c’est un faux procès, une bonne excuse ?
Bien sûr c’est un alibi, un alibi pour augmenter les impôts. Parce que la gestion socialo communiste c’est quoi ? c’est augmentation des impôts, pas d’investissement, des études, des études en pagaille et de la communication tous azimuts. Ça c’est la gouvernance socialo communiste, on la voit partout. Voilà pour les impôts. Parce qu’il n’y a pas que cela, ça ce sont les impôts directs, mais vous avez également ne l’oubliez pas augmentation de la taxe de séjour,
Les parcmètres
Les curistes vont être ravis. Augmentation du stationnement : 50%, les commerçants doivent être ravis. Un nouvel impôt, impôt sur les enseignes, encore vraiment pour ravir les commerçants. C’est fabuleux cela, quand on regarde le bilan. Et puis en face qu’est ce qu’il y a comme investissement : fermeture des abattoirs, autrement dit 40 emplois directs et indirects au tapis. Vente ! braderie ! du patrimoine, ils ont vendu les 14 hectares qu’on avait acheté. Et ils ont vendu un des fleurons de la ville de Dax : le bâtiment de l’ancienne chemiserie Mongay, qui est un endroit stratégiquement exceptionnel pour le tourisme en face de la Fontaine Chaude.
Vendu à l’USD ?
Oui. Tous les maires ! tous les maires depuis Milliès Lacroix qui l’avait acheté, voyez de quand ça date, conservaient soigneusement ce bâtiment parce que c’est vrai que pour le tourisme c’est un endroit privilégié. Et eux, ils trouvent le moyen de le vendre ! voilà le bilan. Si ils ont une baisse ! j’oubliais ils ont une baisse ! ils ont baissé la taxe du casinotier ! c’est extraordinaire cela ! les impôts des Dacquois viennent compenser le cadeau qu’on fait au casinotier, c’est pas beau ça !!
Vous avez vendu les Baignots vous ?!
Rien à voir. Ça n’a rien à voir. Parce que imaginez ! moi je suis un libéral, j’ai toujours refusé de baisser la taxe du casinotier parce que dans mon contrat, le Casino paie le maximum et c’est normal. Il paie 15%.
Il vous avait demandé de baisser
Oui, bien sûr et j’ai toujours refusé, je ne pense pas que les impôts des Dacquois soient destinés à faire cadeau à un casinotier. Quant à ACCOR, regardez ACCOR. Au départ on disait oui, Forté il a un mauvais contrat, il s’est trompé ! Là encore le recul du temps me donne raison, parce que normalement il devait payer beaucoup plus que cela. ACCOR va partir avec 3.6 millions d’euros à payer. Imaginez, souvenez-vous quand même, c’était écrit dans les compte-rendus, que Bellocq voulait leur donner de l’argent pour qu’il parte. Vous vous souvenez de cela ! Autrement dit il voulait faire cadeau de 7 millions d’euros à qui ? aux fonds de pension américains qui sont majoritaires
Edmond Caubraque l’a dit, mais je n’ai jamais vu
Il suffit de regarder les compte-rendus de la Compagnie Thermale. Bien sûr, ils étaient sans doute mal conseillés, je pense.
Je ne sais pas s’il y a un point commun mais vous avez toujours été confiant sur l’issue du procès ACCOR .
Bien sûr !
La ville a été blanchie, ça c’est au moins une satisfaction. Ça n’est pas ce qu’on avait dit à Dax l’année dernière
Comme quoi vous voyez, avant d’écrire, renseignez-vous d’abord. Parce que demandez-le le contrat. Parce que vous savez que tous les documents sont publics, vous pouvez le demander le contrat. Demandez-le, vous allez voir et pourtant je l’ai négocié tout seul à l’époque.
Ce que nous avions dit à l’époque c’est que vous étiez confiant sur l’issue du procès. Vous aviez dit de toute façon s’ils veulent partir il faudra qu’ils paient.
Bien sûr !
Aujourd’hui vous avez raison, et on l’a écrit, le procès ACCOR l’a perdu.
Vous avez raison, sauf que, à la même époque l’année dernière, la ville entière disait « Forté raconte n’importe quoi, ça va être une catastrophe, il est en train de couler la ville qui va être condamnée, ça va coûter des milliards, etc.. » ceci, on l’entendait tous les jours .
Un jour, je pourrai vous raconter ce qui c’est passé il y a 2 ans avec ACCOR
On poursuit avec le chiffre. Alain Pécastaing l’a dit, c’est dérisoire, c’est pas cher payé, on ne peut pas s’en féliciter. C’est aussi votre avis aujourd’hui ?
Oui ! je pense que c’est pas cher payé. Et je vous rappelle que ce sont les fonds de pensions américains qui aujourd’hui sont majoritaires chez ACCOR. Donc je trouve anormal, là aussi, qu’on fasse un cadeau à des fonds de pension américains. Moi en tant que libéral ça me choque.
Ça veut dire que vous seriez maire aujourd’hui vous feriez appel de cette décision ?
Je ne suis pas maire aujourd’hui.
Néanmoins ces 3.6 millions, aujourd’hui, on ne peut pas s’en satisfaire ?
Je pense que ça n’est pas cher payé.
... A demain pour la suite de cet entretien.
Publié le 13/03/2009 à 12:00 par jacquesforte
L’interview in extenso
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jacques Forté par Sud Ouest – jeudi 12 mars 2009 – l’interview a été enregistrée et vous en trouverez là la transcription fidèle du langage parlé.
« Sud Ouest »
Est-ce que ce résultat de mars 2008, vous l’avez digéré un an plus tard et est-ce qu’il a été difficile pour vous de passer du statut d’ancien maire que vous avez été pendant 13 ans à celui de citoyen « normal » dacquois ?
Jacques Forté : Le maire serait-il un citoyen anormal ? expliquez-moi ça !
Est-ce que ça a été digéré ? est-ce que ça a été difficile ?
Je ne veux pas revenir sur le passé. Qu’on soit bien clair, les dacquois ont tranché, ont choisi, il faut respecter ce choix cela me paraît essentiel et je crois que revenir sur le passé en permanence ne fait que créer des polémiques qui seraient peut-être destinées à masquer un petit peu la réalité, à détourner l’attention des carences de la municipalité actuelle.
J’ai l’air d’insister mais néanmoins …
Mais si vous voulez moi j’avais gardé mon métier, je suis biologiste et j’ai 4 laboratoires, donc tous les matins je vais travailler à 6 heures et quart chez mes patients, je vais travailler un jour par semaine à Tartas. Pour moi la vie n’a pas changé.
Vous n’avez pas eu de phase de décompression ? Vous n’avez pas eu besoin de partir ?…
Non, (rire) je n’ai pas eu besoin ni de partir, ni de phase de décompression. Non.
Ca s’est fait naturellement ?…
Je ne dirais pas que c’est facile, ni que ce soit agréable, mais …non !(rire ), non !.
Non ?! alors si vous ne voulez pas revenir sur le passé,
Non, vous avez déjà la réponse.
Mais je vous pose quand même la question. Un an après, quelle est votre analyse de votre résultat au second tour ?
Simplement que j’ai perdu, que les dacquois ont estimé qu’il fallait un autre projet. Vous savez souvent j’entends parler de pro-Forté, d’anti-Forté, non ! Il y avait des « pour » un projet et d’autres pour un autre projet. Je crois que c’est ce qui c’est passé.
Vous croyez que c’est le projet qui a fait la différence plus que la personne ?
Bien sûr ! bien sûr ! quand on vote dans une petite ville ça n’est pas politisé, on vote pour un projet de ville, pour l’avenir de ses enfants. C’est tout. Alors après, il y a des manières de le percevoir qui sont plus ou moins bonnes, plus ou moins justes ou exactes mais c’est tout.
Néanmoins, le fait que des gens de Droite ne vous aient pas suivi, qu’ils aient fait une transgression politique, est-ce que …
Je vais vous dire quand même, j’ai la satisfaction, j’ai la satisfaction tous les jours, ça n’est pas de temps en temps, c’est tous les jours, soit dans la rue où les gens viennent m’aborder, des gens que je ne connais pas, bien sûr, soit parmi mes patients, de recevoir de nombreuses marques de soutien, tous les jours, et de reconnaissance. Y compris de personnes qui me disent qu’ils n’ont pas voté pour moi. Et qui réalisent aujourd’hui, que nous étions porteurs d’un grand projet pour la ville. Et, ça, c’est tous les jours.
Le grand projet c’était quoi ?
Un projet de ville et d’agglomération. C’était un projet qu’il fallait regarder dans son ensemble, c’est vrai que c’était un beau projet et je regrette qu’on n’ai pas pu le réaliser. Mais bon, ça c’est autre chose.
Et vous pensez vraiment que ça a été un choix de projet plus qu’un choix d’homme ?
Oui, bien sûr.
D’accord. Une autre question. Pourquoi n’avez-vous pas accepté de siéger dans l’Opposition, cela vous était permis. J’imagine que c’est une question que l’on doit vous poser ?
Oui. Simplement parce que j’étais initiateur et porteur de ce projet, à partir du moment où les Dacquois ne veulent pas, bon, il est normal que je donne ma démission et que ce soit le reste de la liste qui reste dans l’Opposition. Cela me paraît normal et sain vis à vis des Dacquois.
Mais le reste de votre liste portait également ce projet…
Tout à fait, mais bon, il était normal vis à vis des Dacquois que je démissionne, moi ça me paraissait une question d’honnêteté.
D’accord. Lors de la campagne, pour revenir un petit peu ….
Mais moi je pensais qu’on parlerait du bilan municipal …
Alors là vous allez pouvoir vous en donner à cœur joie..
Non, pas à cœur joie, c’est plutôt à cœur triste…
Ou à cœur triste, il n’y a pas de souci, c’est prévu. Vous avez dû faire face à des moments difficiles, notamment des défections chez vos amis. Je pense à Patrick Pelletier, je pense à monsieur Vergès, je pense à Marie Constance Berthelon, Séverine Jacquemain. Est-ce qu’avec le recul ces moments là, vous dites qu’il y eu quand même une alerte sur un manque d’adhésion, il y a eu une fracture, est-ce que vous les voyez aujourd’hui comme des alertes ou est-ce que vous vous dites j’aurais peut-être du écouter à ce moment là ?
Je vais vous dire une chose, la définition de la politique par Talleyrand c’était : « la politique n’est pas une question de conviction mais une question de circonstance ». Mais pour moi, c’est une question de conviction et pas de circonstance. Voilà pourquoi je n’ai pas accepté que certaines personnes me disent je ne repars pas avec toi parce que je ne veux pas aller à l’encontre des intérêts de mon père, par exemple. Voilà, moi j’ai des convictions. Ma conviction c’était l’avenir de la ville, l’avenir de ce grand projet et je m’y suis tenu parce que c’est mon caractère. Je suis un gaulliste, donc j’ai des convictions et j’y tiens. Et je ne fais pas de la politique en fonction des circonstances, ce qui n’est peut-être pas une bonne chose parce que je crois que Talleyrand avait raison.
C’est très clair. Un autre mot et on en aura fini avec la campagne, expliquez-nous pourquoi la Droite n’a pas pu se rassembler au second tour, même s’il y a des histoires de conviction…
Alors ça cher ami, ça n’est pas à moi qu’il faut le demander parce que je vous rappelle quand même que bien avant l’été, alors vous voyez ça remonte à loin, j’avais demandé à des gens comme monsieur Darrière, comme plusieurs conseillers qui sont partis avec monsieur Pécastaing, de venir avec moi. Qui ont préféré faire une autre liste, d’accord ?! Et entre les deux tours, vous étiez présent, nous avions eu une réunion le lundi, d’accord ?! le midi, et j’avais dit qu’il y avait des propositions qui avaient été faites, qu’il fallait que j’en parle à tous mes colistiers. He, ça n’est pas à moi de décider, et donc j’avais dit : on se revoit demain matin mardi. Et à 17 heures monsieur Pécastaing envoyait à Sud Ouest, un communiqué. Alors où est l’erreur ?
On vous a demandé de retirer le projet de stade, c’est ce que dit la déclaration de Pécastaing : « j’ai demandé à Jacques Forté de retirer le projet de stade à cette condition là je le soutiens
Tout à fait
Vous avez dit non
Non ! je lui ai dit on se revoit le lendemain matin, ça n’est pas à moi de décider, il y avait toute une liste derrière, c’est normal
C’est donc qu’à la majorité de votre liste la proposition a été refusée
Non ! non ! mais je n’ai pas eu le temps de leur faire la proposition puisqu’à 17 heures il y avait le communiqué. Alors j’étais navré, désolé, mais c’est ainsi.
Est-ce que ça a été le tournant à vos yeux ?
Non, non je ne pense pas . Je ne pense pas. Je pense que c’était prévu d’avance.
S’il y a eu un tournant, vous le situeriez où ?
Un tournant ? sincèrement je ne sais pas. Je ne sais pas parce que si vous voulez quand vous êtes maire, vous avez comme on dit vulgairement les mains dans le cambouis donc vous ne regardez plus autour de vous. Vous êtes là dans vos projets, il y avait une continuité et puis on ne le voit pas venir, c’est clair. Enfin moi du moins je ne l’ai pas vu venir.
Et dans votre entourage personne ne vous a sensibilisé, dit « fait attention » ?
Non
Sur le stade, puisque ça a été un moment important
Oui
Vous aviez affirmé, et je l’avais écrit : ce sera mon bilan, ce ne sera pas mon projet. Est-ce que avec le recul, toujours, est-ce que ça ne vous semblait pas un peu fort
Attendez qu’est ce que vous voulez dire là ?
Le projet du stade, en septembre, j’avais écrit dans le journal, vous me l’aviez dit : « le stade, ça fera parti de mon bilan, ce ne sera pas mon projet. » Est-ce que là
Attendez qu’est ce que j’entendais par là, je ne sais pas vous le sortez du contexte et comme je me méfie un petit peu de ce que vous écrivez, vous le savez, je ne sais pas ce que je voulais dire là,
Vous vouliez dire le stade, quand la polémique a commencé à partir, vous vouliez dire le stade ce ne sera pas un élément de la campagne, ce sera dans mon bilan que je présenterai aux dacquois.
Oui,
Est-ce que ça, ça n’était pas mettre un peu la charrue avant les bœufs, est-ce que c’était pas créer de l’agitation. Est-ce que vous n’avez pas fait peur finalement aux gens ?
Non ! Non, j’ai fait peur à certaines gens, oui ! certaines gens dont je ne m’occupais pas des intérêts particuliers. Mais au-delà, si vous voulez ce stade, on se rend compte si vous voulez maintenant, vous verrez au fur et à mesure il y a des dossiers sur lesquels on m’a critiqué et puis avec le recul du temps, maintenant on se rend compte que j’avais raison. On se rend compte brusquement que pour faire un stade là où il est, il faut faire des micro-pieux de 36 mètres. Parce que moi c’est un terrain que j’ai connu, quand on l’appelait « la Pedouille », c’était un marais. On ne pourra jamais faire un stade correct à cet endroit là. On y a fait un stade des années 1950, maintenant si on veut faire un grand stade, ce n’est certainement pas là qu’il faut le refaire. C’est pour cela que j’avais acheté ce terrain. Les derniers 14 hectares qui restaient à Dax.
Oui, les terrains de la rue Pascal Lafitte. Quand vous dites certaines gens, vous pensez à qui ?
Je ne pense pas. Je ne pense plus depuis que je ne suis plus maire, vous le savez, (rire).
Dernière question sur la campagne. Après on passera à ce qui se passe. Que pensez-vous de votre association surprise avec Pierrette Labadie ? Est-ce que vous n’avez pas brouillé un petit peu votre image sur cette histoire là ?
Non, je ne pense . J’avais eu l’occasion de juger Pierrette Labadie sur ce qu’elle avait fait déjà. En fait, moi j’ai jugé les gens sur ce qu’ils réalisaient, le reste, les parlottes moi ça ne m’intéresse pas. Or, Pierrette Labadie a réalisé beaucoup de choses, elle avait fait une opposition constructive et à partir du moment où on avait à peu près les mêmes idées et bien on a décidé de se regrouper. Bien sûr. Non, non je ne regrette pas du tout au contraire. Et je peux vous dire que j’ai appris à mieux la connaître et que j’ai beaucoup d’amitié pour elle.
Très bien. Alors, on va parler de ce qui se passe aujourd’hui, je crois que c’est ce qui vous tient à cœur.
Bien sûr, c’est ce qui m’intéresse voilà. En tant que maire, si vous voulez cela me permet d’avoir un peu de recul et de pouvoir juger techniquement ce qu’ils font ou ce qu’ils ne font pas.
On va attaquer avec l’Agglo…
Je vous retrouve demain pour la suite de cet entretien
Jacques Forté
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Publié le 04/01/2009 à 12:00 par jacquesforte
2008 est morte…et vive 2009 ! dit-on !
Permettez moi de souhaiter à chacun de vous, ami lecteur, une bonne année. Une année d’abord de bonne santé, mais aussi une année de sérénité en famille ou dans votre cercle amical.
J’ai pu apprécier durant cette année combien les vraies valeurs, la famille, l’amour, l’amitié, étaient fondamentales pour l’équilibre personnel. J’ai mesuré la force des convictions profondes ( et je ne parle pas là de politique ) que l’on a en soit et qu’il est essentiel de respecter.
Etre réellement soi même, trouver ce qui est le plus important pour soi et ceux que l’on aime, la vérité est là et seulement là.
L’année 2009 sera peut-être une année de retour vers l’humain, je veux y croire.
Bonne année à tous.
Jacques Forté